5 mars 2026

Temps de lecture : 1 min

Aux Etats-Unis, Netflix, Apple et F1 dans le même baquet

Déjà très implantée outre-Atlantique, la Formule 1 renforce sa stratégie médias aux Etats-Unis et en Amérique latine avec Netflix et Apple.

Détenue depuis 2016 par le groupe américain Liberty Media, la Formule 1, dont le championnat 2026 reprend dimanche 8 mars en Australie, poursuit sa stratégie de développement en Amérique du Nord. Le championnat dispose désormais de trois Grands Prix aux Etats-Unis : Miami, Austin (Texas) et Las Vegas. Il cherche à convertir cette présence en audience durable. L’objectif est clair : élargir encore la base de fans sur un marché historiquement dominé par la Nascar et l’IndyCar.

La série F1: Drive to Survive a constitué un tournant. Diffusée depuis 2019 sur Netflix, elle a modifié la perception du championnat. En mettant en scène les coulisses et les rivalités, le programme a contribué à rajeunir et féminiser le public. Certains observateurs dénoncent une dramatisation excessive, mais l’impact sur la notoriété est reconnu en interne.

Selon Liam Parker, directeur de la communication de Formula One, la F1 compte aujourd’hui 52 millions de fans aux Etats-Unis. A l’échelle mondiale, la discipline revendique environ 800 millions de téléspectateurs et spectateurs cumulés. « Nous sommes loin du plafond,» assure-t-il. Liberty Media mène depuis près de dix ans une offensive commerciale pour renforcer l’ancrage local du championnat.

Un contrat à 750 M$

Un nouveau cap est franchi avec l’arrivée d’Apple comme diffuseur officiel aux Etats-Unis via Apple TV+, en remplacement d’ESPN (groupe Disney). Le contrat, évalué par des médias américains à 750 millions de dollars (environ 690 millions d’euros) sur cinq ans, marque une montée en gamme. Cinq des 24 Grands Prix seront également retransmis en direct dans une cinquantaine de salles IMAX à travers le pays.

La stratégie dépasse le seul écran domestique. Le succès en salles de F1 The Movie, porté par Brad Pitt, prolonge l’exposition du championnat auprès d’un public élargi. Le film, nommé aux Oscars selon des médias spécialisés, participe à l’installation de la marque F1 dans la culture populaire américaine.

Enfin, la croissance visée ne se limite pas aux Etats-Unis. Netflix anticipe un effet d’entraînement en Amérique latine avec la présence du pilote argentin Franco Colapinto (Alpine), du Mexicain Sergio Pérez (Cadillac) et du Brésilien Gabriel Bortoleto (Audi). « L’Amérique latine est un énorme marché,» a estimé le producteur Tom Rogers. La F1 y voit un relais stratégique de développement. (Avec AFP)

© SportBusiness.Club – Mars 2026

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