29 octobre 2026

Temps de lecture : 4 min

Route du Rhum. Anne-Claire Le Berre se prépare à devenir entrepreneuse

À l’aube de sa Route du Rhum en Ocean Fifty, Anne-Claire Le Berre pense déjà à la suite d’un parcours construit avec UpWind by MerConcept depuis 2024.

C’est la seule femme engagée en Ocean Fifty, des multicoques de 50 pieds très techniques, dans la Route du Rhum dont le départ est donné dimanche 1er novembre 2026 de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Un statut qu’Anne-Claire Le Berre accepte sans pression, malgré un avenir qui n’est pas écrit. Skippeuse d’UpWind by MerConcept, elle a été recrutée sur concours. Son contrat touche à sa fin, mais avant, en 2027, elle devra transmettre son expérience à une nouvelle navigatrice, pas encore sélectionnée, avant d’écrire elle-même sa nouvelle histoire. « Mon projet d’après sera peut être avec l’écurie ou pas », explique-t-elle.

Les trois saisons passées au sein du programme ont apporté expérience, confiance et visibilité à Anne-Claire Le Berre. « La Route du Rhum doit servir de validation,» indique-t-elle. Pour le moment, son esprit est tourné vers la Guadeloupe, arrivée de la Route du Rhum. Après l’arrivée, elle veut prendre le temps de définir son projet. Une nouvelle écurie pour l’accueillir, ou un projet entrepreneurial pour monter sa propre structure. Elle assure avoir accumuler de l’expérience sur un multicoque exigeant.

L’avenir sportif d’Anne-Claire Le Berre a aussi un volet marketing. La navigatrice veut construire « un projet avec un ou des partenaires à [son] image ». Elle se prépare donc à reprendre “sa petite valisette” pour démarcher sponsors, entreprises ou associations. Son profil constitue son principal argument commercial : une expérience de la voile olympique, de la direction technique et désormais du multicoque en solitaire. Elle estime que cette trajectoire peut intéresser des entreprises recherchant autre chose qu’un simple palmarès sportif.

Pour la skippeuse, être une femme ne rend pas la recherche de financement plus simple. Les femmes ne représentent que 9% des partants de cette Route du Rhum. « En fait, c’est tout aussi difficile pour une femme que pour un homme d’intéresser des partenaires », affirme-t-elle. Avec près de douze transatlantiques à son actif, elle estime quand même que les navigatrices doivent parfois “doubler de résultats” pour obtenir la même confiance. Elle veut combattre l’idée que la performance serait genrée et refuse que les femmes soient présentes pour “faire un quota”.

UpWind aura donc été un accélérateur, mais aussi un passage de témoin. Anne-Claire Le Berre explique que le programme lui a permis d’apprendre à maîtriser un bateau très technique et d’occuper une position de leadership. En 2027, elle accompagnera la prochaine skippeuse avant de se consacrer à la suite de sa carrière. Si elle n’exclue rien, même un passage sur Ultim, son objectif reste clair : continuer à naviguer en compétition et, à terme, revenir sur la Route du Rhum avec un bateau neuf capable de jouer les premiers rôles.

C’est la seule femme engagée en Ocean Fifty, ces multicoques de 50 pieds très techniques, sur la Route du Rhum dont le départ sera donné dimanche 1er novembre 2026 de Saint-Malo (35). Un statut qu’Anne-Claire Le Berre accepte sans pression, malgré un avenir encore à écrire. Skippeuse d’UpWind by MerConcept, elle a été recrutée à l’issue d’un concours. Son contrat arrive à son terme. Mais avant de partir, elle devra, en 2027, transmettre son expérience à une nouvelle navigatrice, pas encore sélectionnée, puis écrire sa propre histoire. « Mon projet d’après sera peut-être avec l’écurie ou pas », explique-t-elle.

Les trois saisons passées au sein du programme lui ont apporté de l’expérience, de la confiance et de la visibilité. « La Route du Rhum doit servir de validation », indique Anne-Claire Le Berre. Pour l’heure, son esprit est tourné vers la Guadeloupe, destination de la transatlantique. Après l’arrivée, elle veut prendre le temps de définir son prochain projet. Une nouvelle écurie pour l’accueillir ou un projet entrepreneurial afin de monter sa propre structure : les deux options restent ouvertes. Elle assure avoir accumulé de l’expérience sur un multicoque exigeant.

L’avenir sportif d’Anne-Claire Le Berre possède aussi un volet marketing. La navigatrice veut construire « un projet avec un ou des partenaires à [son] image ». Elle se prépare donc à reprendre « sa petite valisette » pour démarcher des sponsors, des entreprises ou des associations. Son profil constitue son principal argument commercial : une expérience de la voile olympique, de la direction technique et désormais du multicoque en solitaire. Elle estime que cette trajectoire peut intéresser des entreprises recherchant autre chose qu’un simple palmarès sportif.

Ne pas “faire un quota”

Pour la skippeuse, être une femme ne rend pas la recherche de financements plus simple. Les navigatrices représentent moins de 10% des partants de cette Route du Rhum. « En fait, c’est tout aussi difficile pour une femme que pour un homme d’intéresser des partenaires », affirme-t-elle. Avec près de douze transatlantiques à son actif, elle estime néanmoins que les navigatrices doivent parfois « doubler de résultats » pour obtenir la même confiance. Elle veut combattre l’idée que la performance serait genrée et refuse que les femmes soient présentes pour « faire un quota ».

UpWind aura donc été un accélérateur, mais aussi un passage de témoin. Anne-Claire Le Berre explique que le programme lui a permis d’apprendre à maîtriser un bateau très technique et d’occuper une position de leadership. En 2027, elle accompagnera la prochaine skippeuse avant de se consacrer à la suite de sa carrière. Elle n’exclut rien, pas même un passage en Ultim. Son objectif reste toutefois clair : continuer à naviguer en compétition et, à terme, revenir sur la Route du Rhum avec un bateau neuf capable de jouer les premiers rôles.

Bruno Fraioli, envoyé spécial à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)
© SportBusiness.Club – Octobre 2026

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