7 juillet 2026

Temps de lecture : 2 min

Cyclisme. Jean-René Bernaudeau mise sur la vitrine du Tour pour convaincre un “gros” sponsor

En quête d’un partenaire principal, le patron de TotalEnergies défend un projet fondé sur la formation. Le Tour de France doit servir de vitrine.

Jean-René Bernaudeau le sait. L’avenir de son équipe passera par une certaine réussite sur le Tour de France. Mardi 7 août, dans le Village de la Grande Boucle 2026, le dirigeant vendéen garde le sourire, malgré le fait qu’il cherche un successeur à Total Energies, son partenaire principal qui ne prolongera pas en 2027. « Oui, on a un Tour à faire, et un bon Tour, explique-t-il. On a besoin de montrer que l’équipe a une identité forte pour séduire des gens et développer le budget ». Il confie que des discussions existent, que cela doit rester discret. « Ce type de négociations doit être secrèts : c’est le propre des négociations qui vont au bout,» confie-t-il.

Le dirigeant affirme vendre un projet plus qu’une simple visibilité. Il insiste sur la formation, le Vendée U et l’accompagnement des coureurs. « Aujourd’hui, je mets l’éducation au milieu de mon projet,» insiste Jean-René Bernaudeau. Le patron vend une philosophie, pas une équipe. « Je ne suis pas dans ce business de la consommation des burn-outs. Je veux que les gens se construisent,» assure-t-il. L’ancien coureur revendique une équipe “atypique”, avec un “système pyramidal historique”. Il assume aussi avoir cet été un rôle plus commercial : « Effectivement, aujourd’hui, je suis plus directeur commercial que sportif. Je dois vendre quelque chose qui est conforme à ce que l’on propose ».

Le “gros” doit déclencher le rester

Sur le plan économique, Jean-René Bernaudeau fixe un cadre clair. Il ne cherche pas à entrer dans la course aux budgets les plus élevés. « Si aujourd’hui j’avais 40 millions, c’est énorme, mais on serait le septième budget », lâche-t-il. Son objectif se situe à un échelon plus modeste. «Je pense plutôt à 15 millions au global : nous, on cherche un partenaire titre. » Des accords de principe existeraient déjà avec plusieurs marques, mais aucune ne peut porter seule la plus grande part du financement. « Il faut que le gros se déclenche. Mais il faut que ce soit quelqu’un qui nous ressemble,» poursuit-il.

Le manager se dit plutôt confiant, sans masquer le risque. « On ne peut pas être confiant tant que la signature n’arrive pas. On peut disparaître, vous savez ?! On peut réussir quelque chose d’extraordinaire, mais on peut aussi disparaître… » L’agenda de Jean-René Bernaudeau peut aller jusqu’à la date limite fixée par l’UCI à l’automne. Toutefois, avant cela, le Tour de France servira de vitrine sportive et économique. Pour lui, l’important est que ses coureurs restent concentrés sur la course. « On a un beau sponsor, [TotalEnergies] on doit être exemplaire », rappelle-t-il. Pour TotalEnergies, chaque étape comptera aussi hors de la route.

Bruno Fraioli, envoyé spécial sur le Tour de France 2026
© SportBusiness.Club – Juillet 2026

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