Cyclisme. La 113e édition du Tour de France aura été marquée par des contraintes climatiques exceptionnelles. Le 12 juillet, la 9e étape entre Malemort (Corrèze) et Ussel (Corrèze) a été amputée de 30 kilomètres en raison de fortes chaleurs. Une première dans l’histoire de la course. « Ça fait une semaine qu’on court tous les jours avec des températures dépassant les 35°C,» avait déclaré le sprinteur belge Tim Merlier. Les organisateurs avaient déjà prévu des parcours plus ombragés, des délais d’élimination allongés et des zones de ravitaillement étendues.
Les incendies ont aussi pesé sur le dispositif. L’arrivée de la troisième étape aux Angles (Pyrénées-Orientales) s’est déroulée sans public, les secours étant mobilisés sur un feu de forêt. La dernière étape, dimanche 26 juillet, a pour sa part été raccourcie de 133 à 89 kilomètres. Le parcours s’est limité à Paris intra-muros après le redéploiement d’une partie des forces de sécurité intérieure, notamment vers la Gironde.
« Le réchauffement climatique est incontestable. Le Tour de France s’adapte,» a affirmé Christian Prudhomme, directeur de l’épreuve. Plusieurs coureurs et équipes, dont Groupama-FDJ, plaident désormais pour des départs plus matinaux ou une évolution du calendrier. Le patron du Tour appelle toutefois à « ne pas réagir à chaud » et privilégie une organisation capable de s’adapter au cas par cas. (Avec AFP)
© SportBusiness.Club – Juillet 2026