2 novembre 2026

Temps de lecture : 2 min

Avec Respire, Robin Marais prend son souffle pour aller jusqu’au Vendée Globe

Engagé dans la Route du Rhum avec Respire, Robin Marais développe un modèle économique “raisonnable” fondé sur plusieurs partenaires et des engagements associatifs.

Parti dimanche 1er novembre 2026 de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) vers la Guadeloupe, Robin Marais navigue au lendemain du départ dans la deuxième moitié de la flotte IMOCA de cette 13e édition de la Route du Rhum. Dix-huitième de la transat en 2018 sur un Class40, le Lyonnais s’est engagé dans un nouveau projet en IMOCA. Cette course constitue la première étape d’un programme qui doit le mener vers le Vendée Globe 2028, tour du monde en solitaire. À la barre de son monocoque Respire, le marin de 40 ans poursuit un double objectif, sportif et financier, avec l’espoir de convaincre de nouveaux sponsors.

« C’est un vrai job d’entrepreneur », confie le skipper, qui consacre « un gros 30 % » de son temps à la recherche de partenaires. « Quand on parle de [classe] Figaro à Lyon, c’est compliqué. Mais quand on parle de Route du Rhum ou de Vendée Globe, les yeux des gens s’allument instantanément », observe-t-il. Pour financer son ambition, Robin Marais a construit un montage autour de deux sociétés, un schéma assez classique. La première, créée avec un investisseur historique, possède le bateau, valorisé à 1,6 million d’euros. Le skipper y est très minoritaire. « J’ai mis tout ce que je pouvais : j’ai fait tapis », explique-t-il.

La deuxième société, qu’il dirige, loue le voilier et gère les contrats commerciaux. Ce montage permet de limiter les risques. Le budget de fonctionnement visé s’élève à 500 000 euros en 2026. Il atteindra 750 000 euros l’an prochain, puis jusqu’à un million d’euros l’année du Vendée Globe. « Ce sont des budgets raisonnables pour un Vendée Globe », estime-t-il.

Un projet englobant du mécénat

Comme beaucoup d’autres skippers, Robin Marais s’appuie sur un réseau de partenaires, essentiellement des PME lyonnaises et rochelaises. Quatre sponsors apportent déjà 50 000 euros chacun. « Avoir plusieurs sponsors est plus complexe à gérer qu’avec un seul, mais c’est plus pérenne », assure-t-il. Son offre associe sponsoring classique et mécénat, idéalement à parts égales. Les entreprises peuvent ainsi soutenir des associations comme Ma Chance Moi Aussi ou The Coral Planters, tout en bénéficiant de visibilité et de relations publiques. « Sortir 50 000 euros en cash peut être important pour une PME : je propose ainsi une vraie valeur ajoutée derrière », souligne-t-il.

Reste à financer la montée en puissance du projet. S’il parvient à rassembler vingt partenaires au ticket d’entrée, le budget du Vendée Globe serait presque couvert. Robin Marais n’exclut toutefois pas de convaincre un industriel capable d’investir davantage. Prudent, le marin a choisi un IMOCA à dérives, dépourvu de foils. « On a un vrai match à jouer dans la catégorie des dériveurs », affirme-t-il. Son objectif est de rivaliser avec les meilleurs de cette catégorie tout en préservant un modèle économique accessible.

© SportBusiness.Club – Novembre 2026

Allez plus loin avec Sport Business Club

Abonnement à Sport Business Club

Inscription à la newsletter

Le Goupe INfluencia